Une lettre au procureur

 Voici une lettre envoyée le 27 juillet au Procureur de la République. Elle a été écrite par une habitante du quartier… pour demander que la Police Nationale intervienne enfin dans le quartier.

Mme la Procureur de la République Nathalie Becache

Rue Pasteur, Vallery Radot,

94011 Créteil cedex

 Madame la Procureur,

 Je vous écris en tant qu’habitante du quartier la Haie Griselle, à Boissy-Saint-Léger qui n’arrête pas de se dégrader de jour en jour. Et parce que vous écrire est justement ce que nous conseillent les agents de police quand nous allons les voir pour demander de l’aide

Notre quartier se situe à la limite des communes de Limeil-Brévannes, Sucy-en-Brie et Bonneuil. Mais aussi à proximité de la gare RER… et d’un COMMISSARIAT de Police Nationale. Il est, depuis quelques temps le site d’agressions, vols… qui nous font peur, mais n’affectent pas nos élus locaux. Il faut ajouter à cela les motos qui roulent à grande vitesse dans la zone piétonnière, au milieu des enfants en train de jouer ; les chiens dangereux promenés sans laisse, ni muselière et qui ont d’ailleurs massacré un des cygnes.

 Pour tout cela, nous avons alerté plusieurs fois la police, sans aucun résultat. Je me suis, moi-même rendu au commissariat pour dénoncer une moto qui a presque renversé ma fille, âgée alors de 2 ans, qui jouait sur la place piétonne. C’est à cette occasion qu’un agent de police m’a dit avoir reçu l’ordre de ne pas intervenir à la Haie Griselle… Et que la seule solution était de s’adresser à vous. Plusieurs personnes ont obtenu des réponses similaires… 

Dites-nous quoi faire ? Ne plus sortir ? Ne plus laisser nos enfants jouer dehors, alors que c’est justement parce que ce quartier offre des espaces verts et des places piétonnes que j’y ai acheté un appartement ? Continuer de vivre avec la peur d’être attaquée ? 

C’est dans ces circonstances que début juin nous avons fait une lettre au maire (copie ci-jointe) qui a été signée par 370 habitants et qui continue de circuler. Même si le maire vit dans le quartier, la démarche n’a eu que peu d’effet. Des promesses, voilà tout ce que nous avons récolté, lors de la réunion à laquelle il a participé le 24 juin, avec le commissaire. On nous y a raconté que les jeunes interpellés, même s’ils avaient été remis en liberté, n’étaient pas prêts de recommencer. Et que la vague d’agression était terminée. Pourtant, il y a un peu plus d’une semaine, une autre agression s’est produite. Pourtant on ne voit toujours pas de patrouille dans le quartier. Et on se sent toujours aussi menacé. Même si on vit à quelques mètres de ceux qui ont juré d’assister les personnes en danger. 

Je vous prie donc Mme le Procureur de considérer cette lettre comme un appel au secours émanant des habitants de notre quartier, de la part des parents, de la part des personnes âgées, de la part des enfants. Car personne ne nous voit, personne ne nous entend, personne ne se soucie des risques que nous encourons.

 Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Mme la Procureur, mes salutions les plus distinguées.

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